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Nouvelle étude : les incroyables effets de la pratique orchestrale sur les écoliers

Une étude sur le dispositif Orchestre en Classe, cousin suisse d’Orchestre à l’Ecole, démontre qu’en termes de mémoire de travail, d’attention, de vitesse de traitement de l’information, de flexibilité cognitive et de raisonnement abstrait, les effets de la pratique orchestrale sont bien plus significatifs que l’enseignement musical classique (à savoir 2h de chorale et de sensibilisation musicale).

© Caroline Bottaro

 

Etude en neurosciences sur le dispositif suisse Orchestre en Classe

Les résultats d’une étude du professeure Clara James (PhD en neurosciences et violoniste professionnelle) sur le dispositif suisse « Orchestre en Classe » sont impressionnants : les enfants musiciens sont avantagés en ce qui concerne la mémoire de travail, l’attention, le raisonnement abstrait, le traitement visuo-spatial, les fonctions exécutives, ainsi que diverses capacités linguistiques dont la mémoire verbale. Selon certain-e-s auteur-e-s, les avantages vont même jusqu’à inclure les mathématiques, le QI ou les capacités sociales !

 

Procédé

L’étude avait pour ambition de comparer le développement cognitif et sensorimoteur d’enfants participant au programme Orchestre en Classe avec celui d’enfants de classes du même degré n’ayant pas reçu cette formation. Pour réaliser l’étude, deux groupes ont été constitué :
1) 34 élèves ont reçu pendant 2 ans, un cours d’instrument de 45 min à raison de 2 fois par semaine au sein de l’école. Les cours sont en orchestre avec instruments à cordes et dispensés par un musicien professionnel de l’école de musique.
2) En parallèle, le groupe témoin avait 2 cours de 45 min : un cours de chorale et un cours de sensibilisation à la musique, dispensé par un maître spécialisé.

 

Résultats

La pratique orchestrale a des effets beaucoup plus significatifs que le programme musical scolaire standard à savoir un cours de chorale et un cours de sensibilisation à la musique (performantes renforcées : mémoire de travail, attention, vitesse de traitement de l’information, flexibilité cognitive, raisonnement abstrait et dextérité manuelle).

 

– Le jeu d’instrument à cordes est particulièrement formateur tout comme le jeu d’ensemble. Produire de la musique provoque du plaisir, ce qui motive les enfants à apprendre.

 

– Les résultats sont graduels avec le temps : un an n’est pas suffisant, en deux ans on peut constater des progrès mais selon la chercheuse, 3 ans en commençant en CE2 serait plus efficace.

 

– A noter qu’Orchestre en Classe propose des cours de pratique musicale aux enfants scolarisés en école publique : on touche tous les enfants et donc les effets ne sont pas biaisés par un revenu et capital culturel qui serait au dessus de la moyenne.

 

Conclusion

En conclusion, la pratique musicale en groupe tel que le programme Orchestre en Classe renforce le développement cognitif et sensorimoteur des enfants à différents niveaux. Idéalement, le programme Orchestre en Classe devrait être offert à tous les enfants dans les écoles primaires publiques à Genève sur une période de deux ans, voire plus longue. En effet, la plupart des gains ont été constatés après les deux ans complets de l’étude, mais n’étaient pas encore confirmés après une année.
Il est donc vraisemblable que des gains encore plus importants seraient possibles avec une participation plus longue et/ou plus précoce, la plasticité neuronale étant maximale avant l’âge de 7 ans.  

 

–> Consultez l’intégralité du rapport de l’étude en cliquant ici

Articles smilaires

Fonds d’urgence jusqu’au 3/07/20

#L'actu de l'association
Crise sanitaire 2020   Face à la crise sanitaire, un certain nombre d’orchestres à l’école nous ont fait part d’une perte de ressources : mécénat privé annulé ou réduit, concerts ou autres opérations de levée de fonds impossibles à réaliser, baisse de subventions publiques… Afin d’aider ces orchestres à maintenir le cap et à aborder une année scolaire 2020/2021 plus sereine, l’association Orchestre à l’Ecole a décidé de mettre en place un fonds d’urgence exceptionnel.   • Vous avez un orchestre à l’école dont les ressources ont été impactées par la crise sanitaire ? • Vous n’arrivez pas à boucler votre budget de l’année scolaire 2019/2020 ? L’association Orchestre à l’École peut vous aider !   Modalités de l'aide apportée Centre National de Ressources des orchestres à l’école, l’association Orchestre à l’École a pour objet le développement de la pratique de la musique au sein des établissements scolaires, notamment à travers toute action permettant la création, le financement, le développement et la diffusion du dispositif Orchestre à l’École. Face à la crise sanitaire, un certain nombre d’orchestres à l’école nous ont fait part d’une perte de ressources : mécénat privé annulé ou réduit, concerts ou autres opérations de levée de fonds impossibles à réaliser, baisse de subventions publiques… Afin d’aider ces orchestres à maintenir le cap et à aborder une année scolaire 2020/2021 plus sereine, l’association Orchestre à l’Ecole a décidé de mettre en place un fonds d’urgence exceptionnel. Un comité d’experts se réunira pour examiner les candidatures reçues. Conditions pour recevoir cette aide : • L’orchestre doit avoir été créé avant le 31/12/2019 • L’orchestre doit répondre aux critères de qualité de la Charte des orchestres à l’école • Le déficit budgétaire doit être conjoncturel, lié à la crise sanitaire actuelle. L’aide apportée pourra varier de 500 € à 4000 € selon les cas et selon le nombre de dossiers reçus par l’association. Pour bénéficier de notre aide, il faut soumettre un dossier de présentation de votre projet avant le 3 juillet pour un passage en commission le 9 juillet.

Soutien à la #SceneFrançaise

#L'actu de l'association
Soutien à la #SceneFrançaise La Sacem appelle les radios, les diffuseurs, les plateformes et les acteurs de la musique à s’engager pour la #SceneFrancaise. La tribune est à retrouver ci-dessous.      Engageons-nous tous pour la #SceneFrancaise Nous vivons une crise sanitaire sans précédent, qui a des impacts économiques dramatiques et immédiats pour tout notre pays. Comme d’autres secteurs, la culture est durement frappée, et la situation est catastrophique pour le secteur de la musique, avec plusieurs mois d’arrêt complet des activités (salles, théâtres, studios, discothèques) au moment de l’année où s’ouvre normalement la saison des festivals. A la différence d’autres secteurs d’activité, les professionnels de la musique ne sont pas concernés dans l’immédiat par le déconfinement progressif.   Pour toute la scène artistique française, autrices/auteurs, compositrices/compositeurs, artistes, DJ, techniciennes/techniciens, et leurs partenaires éditrices/éditeurs et productrices/producteurs, cette situation implique une double peine économique : avec la disparition de l’important canal de diffusion de leurs œuvres que sont les concerts, ils subissent une perte de revenus instantanée. Pour les artistes, les créateurs et éditeurs rémunérés grâce aux droits d’auteur, cette perte de revenus s’inscrit dans la durée. Le coup d’arrêt porté aujourd’hui à la diffusion de leurs œuvres génèrera un effondrement de leurs revenus, en droits d’auteur, dans les 12 à 18 mois à venir.   Parce que l’ensemble de nos créateurs et de nos musiciens sont fragilisés, c’est in fine notre diversité culturelle elle-même qui se trouve menacée. Chaque talent déstabilisé, chaque jeune espoir qui ne peut plus se lancer, est un risque d’appauvrissement concret et durable pour notre paysage musical. Il y a urgence à ce que nous donnions, à tous ceux qui font rêver, les moyens de continuer à vivre.   Le lancement de l’opération #SceneFrancaise est un mouvement de solidarité, mais aussi de responsabilité, vis-à-vis de la culture « Fabriquée en France ». Diffuser plus d’œuvres francophones et françaises, qu’il s’agisse de techno, d’électro, de chansons, de jazz, de musique contemporaine et de musique urbaine… sur les antennes et dans les programmations c’est assurer un avenir aux artistes de notre pays, leur assurer des revenus en droits d’auteur, et leur permettre de toucher un public large et curieux.   Dans de nombreux pays, aussi bien en Australie qu’en Allemagne ou en Italie, les radios et télévisions, publiques comme privées, soutiennent leurs artistes locaux. La France, souvent regardée comme un exemple en matière de politiques culturelles, ne doit pas être à la traîne. Déjà, certaines d’entre elles se sont fortement engagées, en donnant par exemple plus de place sur leurs antennes aux productions françaises, et en soutenant aussi les festivals annulés pour qu’ils vivent sur leurs ondes.   Sur un plan sociétal et économique, la crise nous oblige toutes et tous à reconsidérer notre manière de vivre, de consommer, et de produire. Ces dernières semaines, de nombreux artistes et personnalités soulignent cette nécessité de rebâtir notre souveraineté artistique et numérique en France comme en Europe. Mais la perte de notre souveraineté n’est pas uniquement liée à la délocalisation des moyens de production – même si pour le moment, il s’agit de l’exemple le plus visible et critique.   Le #FabriqueEnFrance reprend des couleurs, et du sens, pour tous les types de productions, y compris les œuvres culturelles : une culture dynamique, qui rayonne, est un vecteur essentiel de la souveraineté d’un pays. Nous disposons en France d’une création riche et vivante, notamment musicale. C’est plus que jamais le moment de la valoriser, de la diffuser, de la faire rayonner. Radios, télévisions, plateformes, diffuseurs, acteurs de la musique : Soutenons ensemble la #SceneFrancaise !   Les signataires : Antoine Baduel (Radio FG), Pierre Bellanger (Skyrock), Emmanuel Hoog (Les Inrocks, Radio Nova, Rock en Seine, Cheek Magazine, Nova Production, Nova Spot, Éditions Nova ), Gérard Pont (Le Printemps de Bourges, Les Francos), Jean-Noël Tronc (Sacem), Sibyle Veil (Radio France)