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La tournée Kienta Kien

Ou la formidable aventure de l’orchestre de l’école du Domaine du Possible d’Arles

Le mois de juin fut riche en émotion pour les 60 jeunes écoliers d’Arles qui ont vécu des moments inédits en interprétant le Kienta Kien, une oeuvre d’Etienne Perruchon, sur trois belles scènes françaises.

 

Un moment d’exception à l’Opéra de Nice

Les 12 et 13 juin, ils étaient sur la scène de l’Opéra de Nice aux côtés du violoncelliste Gautier Capuçon et de l’orchestre de l’Opéra de Nice sous la Direction de Lionel Bringuier. Invité à se produire à l’Opéra de Nice, Gautier Capuçon a proposé à l’association d’inviter un orchestre à l’école pour jouer à ses côtés. L’orchestre de l’école du Domaine du Possible a été choisi pour participer à ce projet d’envergure. Après la découverte de leur instrument en octobre dernier, les jeunes instrumentistes se sont attaqués à cette œuvre exigeante, de même que les choristes de l’école et du conservatoire d’Arles.

A Nice, ils étaient émus de se produire dans une salle si prestigieuse, devant un public composé de parents et d’inconnus. Certain(e)s sont sorti(e)s de scène les larmes aux yeux, très fièr(e)s de la prestation accomplie.

Une prestation au Ground Control (Paris)

Quelques jours après la prestation à Nice, les écoliers sont montés à Paris, en bus, afin de se produire au Ground Control, un espace hybride et pluridisciplinaire situé dans le 12ème arrondissement. Les jeunes musiciens ont joué avec l’orchestre Lamoureux, dirigé par Adrien Perruchon et aux côtés du violoncelliste Renaud Guieu. Un formidable moment !

La fête de la musique à La Scala (Paris)

Cette belle aventure s’est terminée en apothéose, le 21 juin, lors de la fête de la musique.
Les jeunes Arlésiens étaient attendus à La Scala pour interpréter deux morceaux avec Gautier Capuçon et l’orchestre Lamoureux, sous la direction d’Adrien Perruchon. Ils ont d’abord joué Carmen, avant de reprendre le Kienta Kien, devant un public conquis.

Ce moment s’est conclu par une énième standing ovation et les enfants sont repartis avec des étoiles plein les yeux.

Un grand bravo à eux pour tout le travail accompli.

A propos du Kienta Kien :
En 1996, Etienne Perruchon, compositeur de musique français de renom, doit écrire une musique pour une pièce de théâtre dont l’action se situe dans un pays imaginaire. Il doit mettre en musique des textes… qu’il ne va finalement jamais recevoir. Pour exprimer par les mots la puissance de la pièce, il a alors l’idée d’inventer une sorte de bafouillage, un grommelot, chanté par les personnages. En 2000, à la demande de l’École de Musique de Chambéry, il crée une suite d’orchestre et écrit à nouveau des chants dans sa langue imaginaire qu’il baptise alors le dogorien. Ce nouvel opus, Dogora, connaît un grand succès, et ouvre le chemin à de nouvelles compositions, toutes d’inspiration dogorienne. Après Dianoura ! composée spécialement pour les orchestres à l’école, les élèves reprennent cette fois Kienta Kien, l’une de ces cantates dogoriennes.

 

Un challenge motivant pour les enfants
Les élèves ont travaillé à raison de 1h30 de pupitre et 1h de tutti chaque semaine avec quelques temps forts supplémentaires, ainsi que 6 répétitions avec Gautier Capuçon et les musiciens référents de l’Opéra de Nice, dont quelques-unes en visioconférence. Un travail transdisciplinaire a également été mis en place au sein de l’école autour de ce projet, dans le but d’éditer un livret retraçant toute l’histoire : recherche documentaire, production d’écrit, art, plastique… Ce livret sera édité dans l’une des collections d’Actes Sud. C’est l’aboutissement de longs mois de travail, traversés par la crise du Covid-19 et des confinements successifs, mais qui ont su résister grâce à l’engagement des enfants, de leur famille, et de l’équipe enseignante.

 

Articles smilaires

Tour de France avec Gautier Capuçon

#Événements
Le Tour de France en 2 semaines avec 12 orchestres à l'école   Le 15 juillet, le coup d'envoi de la deuxième édition du festival Un été en France est lancé ! 1- Châteaugiron Dès le lendemain, l'orchestre de l'école de la Vallée de Saint-Brieuc (22) rejoint Gautier Capuçon sur la scène du Château de Châteaugiron (35) avec Jérôme Ducros au piano, et les jeunes talents Rachel Sintzel, Julie Nguyen et Lucie Fayolle, après un stage de quatre jour à Pommeret. C'est sur la place devant le Château de Châteaugiron qu'eut lieu le premier concert du festival, pour sa deuxième édition. Sous le soleil breton qu'on n'attendait plus, cet orchestre à vent aux élèves tout de rose vêtus, ont interprété un répertoire éclectique Feeling Good, le 2e mouvement de la 7e symphonie, In the mood for love, Cocek, Bad Guy et Ederlezi. 17/07/2021 : Reportage de France 3 Bretagne 19/20 présenté par Stéphanie Labrousse   2- Calais Pendant ce temps, les élèves des écoles Suzanne Blin, Antoine de Saint-Exupéry et Louis Pergaud de Noeux-les-Mines (62) commençaient les répétitions en rose et orange avant de partir, excités, pour l'imposante Place d'Armes de Calais (62), où ils interprétèrent Dance Rock, Paradoxe, The Scientist, Belivier, Balance ton quoi, ainsi qu'un medley de cuivres de leur composition. Un très beau moment de partage où les orchestres ont joué à leur tour avec Gautier Capuçon, Samuel Parent, Kim Bernard et Emile Carlioz avant d'être tous présents sur scène pour un moment musical à l'unisson. Un bel exemple de cohésion !   3- Creutzwald Les élèves des écoles La Sapinière, Pierre et Marie Curie et le collège Croix de Metz de Toul (54) profitaient du stage de trois jours à Vigy pour partir en classe verte, au milieu des animaux. La première pour grand nombre d'entre eux ! Quelle joie de voir ces sourires sur les visages des enfants qui découvrent la nature tout en finissant leurs répétitions. Et c'est parti pour le show au Plan d'eau de Creutzwald (57) où ces orchestres de vents et percussions interprètent la Marche Impériale, Habanera, Un Automne à Paris, 007, Poker Face et Balance ton quoi avec Gautier Capuçon et Jérôme Ducros. Une fois encore, la magie opère, et le lien entre les artistes, et avec le public, se resserre. 22/07/2021 : Reportage de France 3 Lorraine 12/13 réalisé par Emmanuel Bouard   4- Saint-Priest-la-Roche Last but not least, le concert du 27 juillet devant le Château de la Roche à Saint-Priest-la-Roche (42) a époustouflé par son cadre incroyable : un château, au milieu d'un petit lac, cerné par une forêt. Un cadre féérique où se sont produits les élèves des collèges Eugène Freyssinet d'Objat et Mathilde Marthe Faucher d'Allassac (19). Le collège d'Objat a interprété assis Strange Fruit, un extrait du 2nd mouvement de la 7e symphonie, Oblivion, Jurassik Park et Libertango, suivi par le collège d'Allassac qui jouèrent Game of Thrones, Balance ton quoi, Now we are free, Hey Jude et Over the Rainbow. Cette dernière musique a réellement été joué sous un arc-en-ciel après un concert plutôt pluvieux mais pas moins merveilleux. A bientôt pour la suite de cette aventure ! Le festival continue au Théâtre Antique d'Arles (13) le 1er août et au Parc du Chalet de Pasteur de Mazères (09) le 3 août. Encore merci et bravo à Jean-François Pauléat et Anne-Laure Guenoux d'avoir arrangé ces splendides morceaux et ainsi permis aux enfants de primaires et de collèges de pouvoir jouer sur scène des musiques qu'ils aiment !

Trente trompettistes d’Orchestre à l’École au Concert de Paris

#Événements
Ils ont fait le Concert de Paris   Mercredi 14 juillet 2021, devant 4,9 millions de téléspectateurs et un champs de mars complet, ils étaient sur la scène du Concert de Paris.   À l’occasion de la Fête nationale, trente trompettistes d’Orchestre à l’École ont eu l’honneur d’interpréter le refrain final de La Marseillaise sous la Tour Eiffel.   Mardi pluvieux, mercredi heureux Mardi, c'est sous une pluie battante que les trente trompettistes ont tenté de répéter sur le parvis du Champs de Mars. Surpris par les conditions météorologiques, nos jeunes virtuoses ne se sont pas laissés abattre et ont répété sous des tentes improvisées par le boîte de production ainsi que devant l'auberge de jeunesse, où leurs compagnons de chambre ont du être surpris de découvrir un concert de jeunes musiciens sous leur fenêtre... savaient-ils que ceux-ci rejoindraient Ibrahim Maalouf sur scène le lendemain sous la Tour Eiffel ?   Une soirée pleine de rencontres Lors des répétitions et du concert, ces jeunes trompettistes ont eu l'occasion de rencontrer de nombreux professionnels de la musique, dont Ibrahim Maalouf, des solistes de renommés internationales, et les musiciens de la Maîtrise de Radio France, du Chœur de Radio France et de l’Orchestre National de France. Une immersion totale dans le milieu du spectacle vivant et musical ! De plus, ces trente jeunes musiciens sont issus de classes d’Orchestre à l’École de huit collèges différents : • Le collège Louis Pasteur à Suippes (51) • Le collège Francis Lallart à Gorron (53) • Le collège Sevigné à Mayenne (53) • Le collège Jean-Louis Bernard à Bais (53) • Le collège Blanche de Castille à La Chapelle-la-Reine (77) • Le collège Alfred Manessier à Flixecourt (80) • Le collège Arthur Rimbaud à Amiens (80) • Et le collège Henri Sellier à Suresnes (92)   Ce concert a été diffusé en direct sur France 2 et a été présenté par Stéphane Bern, que nous remercions pour sa superbe présentation. Un moment d'exception C'est donc ensemble, de chaque côté de la scène, que nos trente trompettistes ont fait leur entrée sur la scène du Concert de Paris afin d'interpréter le dernier refrain de La Marseillaise, arrangée par Ibrahim Maalouf. Heureux, fiers et devant des millions de téléspectateurs, ces collégiens issus de différents coins de France se sont joints à ces professionnels de la musique dans un élan de partage et d'émotions afin de célébrer la fête nationale. N'attendez plus et (re)vivez ce moment d'exception et de partage : Cette soirée a ensuite été clôturée par le traditionnel et incroyable feu d'artifice tiré à 23h L’association Orchestre à l’École remercie le musicien Ibrahim Maalouf et Electron Libre pour cette invitation.